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BIEN VOIR, BIEN GRANDIR !

80% des informations que nous absorbons passe par notre œil ! Pour vos enfants, c’est la même chose bien sur. Astigmatisme, myopie, hypermétropie… Donnez leurs les moyens d’appréhender le monde avec une juste vision !

A 6 ans, votre enfant déchiffre ses premiers mots… c’est le temps consacré à l’apprentissage de la lecture. Et pour cela, il lui est indispensable de bien voir. C’est donc l’heure de la première consultation chez l’ophtalmologiste. La médecine scolaire propose, en effet, en fin de maternelle un premier examen (acuité visuelle et vision des couleurs). Beaucoup de problèmes visuels sont alors dépistés, mais pas tous. Au premier signe, n’hésitez pas à prendre rendez-vous chez votre ophtalmologiste.

Quels sont les signes qui alertent ?
Votre enfant est gêné par une forte lumière, il se plaint de maux de tête, il cligne des paupières de façon importante et fréquente, il grimace face à la télévision… il incline la tête, la tourne… il louche de façon intermittente, il n’aime pas lire, il n’en a pas le goût, il perd les lignes et relit les mêmes mots… se dégoute petit à petit… il est maladroit, L’école vous signale qu’il confond certaines lettres ou certains chiffres, qu’il a des problèmes de mémoire… Autant de gênes rencontrées par votre enfant, autant de raisons de consulter !

Quels sont les problèmes visuels les plus fréquents ?
Un enfant hypermétrope voit mal de près. Un hypermétrope non corrigé accommode beaucoup, et cet effort entraine beaucoup de fatigues, de maux de tête… Un enfant myope à l’inverse, voit mal de loin, et l’œil myope ne peut accommoder. La myopie est souvent héréditaire. Elle est parfois évolutive. Un enfant astigmate voit flou de loin et de près. Dans les 2 cas, il confond les lettres comme le H et le M… Sa vision des objets est un peu déformée. Un enfant daltonien a une mauvaise perception des couleurs. Souvent héréditaire, présent dès la naissance, le daltonisme est difficile à détecter avant 6 ans. Si vous parents, ou grands-parents, rencontrez un problème optique, il est d’autant plus important de consulter pour votre enfant, un ophtalmologiste. Enfin, le strabisme, du grec strabos, « qui louche ». Un strabisme est souvent bien pris en charge, opéré, corrigé. Mais il peut parfois rester une petite déviation, qui induit une relation de mauvaise qualité entre les 2 yeux. Cela peut entrainer des problèmes de lecture, des difficultés à écrire correctement entre 2 lignes, des problèmes pour apprécier les reliefs. Ces enfants ne perçoivent pas la 3D. Un strabisme latent, ou phorie, laisse un bon parallélisme des yeux. Mais l’enfant doit alors faire de gros efforts… ainsi, s’il est fatigué, il lui arrive de voir double. Ils peuvent aussi avoir des problèmes pour converger. Ce qui provoque une gêne en vision de près (lecture, écriture). Les enfants s’adaptent et compensent, mais une rééducation est alors nécessaire : Un strabisme doit de toute façon être pris en charge avant le CP (lunettes, rééducation orthoptique, chirurgie). De la nécessité d’une prise en charge adéquate.

Et si votre enfant rejette les lunettes ?
Trop heureux d’enfin bien voir, il est rare qu’un enfant refuse de les porter. (On observe souvent chez un enfant enfin équipé, une véritable explosion de son développement psychomoteur…) Il les acceptera d’autant plus facilement, si vous, parents, acceptez pleinement le « nouveau visage » de votre enfant. Mais si vous lui demandez systématiquement de retirer ses lunettes pour une photo ou une fête de famille, il aura peut-être plus de mal à bien vivre avec… Il est également important de prendre le temps de bien choisir les montures. Le choix doit être vaste… Il importe également de bien choisir votre opticien !

Et les écrans ?
Pour les yeux aussi, il faut limiter le temps d’utilisation ! Il faut aussi veiller à la distance d’observation qui idéalement doit être supérieure à 40 cm. A vous parents, de les avoir à l’œil !